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Mot de passe
perdu ?

Il est venu le temps d'engager la culture du travail en lieu et place de celle de l'emploi
Développer la formation professionnelle en Afrique

Pour nous, l'idée de la France entendue au sens de nation à avoir donné la charte de la déclaration des droits de l'homme; c'est d'oeuvrer pour que les nations se réclamant de son espace culturel de la francophonie ne se prélassent plus aux premières loges des pays dits PPTE (Pays Pauvres Très endettés).

Pour nous, cette option passe par un appui à toutes les nouvelles orientations tendant à privilégier la formation des jeunes générations à valoriser leurs potentialités. c'est par exemple légitime d'alimenter un fonds pour lutter contre l'immigration clandestine; mais ce serait  humainement et économiquement plus porteur de contribuer à faire de sorte que les pays africains francophones forment leur jeunesse au travail et non plus seulement à l'emploi. Car tant que le paradoxe suivant existera, à savoir: " l'emploi manque et le travail abonde", aucune mesure aussi drastique et létale soit-elle, ne pourra empêcher les jeunes de se lancer, au péril de leur vie, à la recherche de l'eldorado de l'autre côté de l'océan. Notre organisation a un programme dit d'optimisation des potentialités immatérielles et matérielles de nos pays africains francophones que nous nous disposons à venir défendre sur tout espace d'échange qui nous inviterait. C'est d'aiileurs à ce propos que nous nous sommes inscris pour le forum du 29 septembre 2010.

A titre indicatif, nous proposons le TDR de l'un de nos projets proposés en vain à un organisme qui pourtant devrait se sentir concerné par la question d'insertion de la force de la jeunesse dans le développement des pays africains en général et ceux de l'Afrique de l'Ouest en particulier.

Approche prospective d’optimisation pour une politique de formation professionnelle harmonisée dans l’espace de l’U.E.M.O.A.

Objet : Note technique

 

Préambule

 A la faveur de la célébration du cinquantenaire d’indépendance de nos pays d’Afrique noire en général et ceux de l’espace U.E.M.O.A en particulier, la présente concertation prend tout son sens.

Pour nous Responsables de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, l’occasion est opportune pour esquisser  une réflexion critique pouvant déboucher sur une perspective plus porteuse en matière d’harmonisation de nos politiques de formation en vue de l’optimisation de nos potentialités humaines et matérielles dans le cadre d’une meilleure insertion socioprofessionnelle de nos diplômés.

Notre présentation va s’articuler autour de 3 axes majeurs que sont :

1.   Etat des lieux ;

2.   L’identification d’un concept d’innovation en matière d’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle ;

3.   La proposition de perspective d’optimisation des potentialités humaines et matérielles à l’échelle de l’espace U.E.M.O.A.

 

         I.      ETAT DES LIEUX

 

Le choix pour la perspective d’une approche systémique se justifie par le paradoxe de l’offre de diplômés au-delà des possibilités de postes à pourvoir.

I-1/ L’Etat des lieux statistiques

 Il donne (en effet) un relatif équilibre entre l’accroissement des effectifs à former et les potentialités d’accueil.

A l’instar de la Côte d’Ivoire, le taux d’accroissement de la population jeune en quête de formation technique et professionnelle est sensiblement le même.

Ainsi par exemple : de ………………….. Établissements de formation professionnelle en 2002 ; la Côte d’Ivoire en compte ……………… en 2010 ; soit un taux de progression de ………………… Ce taux est sensiblement voisin de tous ceux des pays frères de l’U.E.M.O.A.

A titre indicatif, en Côte d’Ivoire au plan de la population jeune en quête de formation technique et professionnelle, les études donnent pour l’année 2006-2007 un effectif de 407.965 apprenants toutes filières et niveaux confondus.

L’observation du dispositif d’accueil donne de voir toutes capacités d’accueil confondues (structures publiques et privées) près de 50.499 places.

Le ratio en termes de taux d’absorption est de 12,46 %.

Nos pays ont dans leur grande majorité, envisagé des solutions alternatives à l’exemple pour la Côte d’Ivoire de l’AGEFOP (Agence de la Formation Professionnelle).

En somme, le bilan quantitatif en termes de ratio population à former et offres de structures d’accueil se trouve dépendant des moyens de nos pays.

En général, en 50 ans d’indépendance, nul ne pourra reprocher à nos pays de n’avoir pas fait leur possible. A preuve dans la plupart des pays de l’U.E.M.O.A l’éducation et la formation se taillent près de 40 % du budget national.

La problématique majeure reste donc l’insertion socioprofessionnelle de la population formée.

En 2009 l’ONUDI faisait état de …….. de diplômés sans emploi.

La thèse conventionnelle montre en épingle la conjoncture macro économique pour expliquer en grande partie la situation.

Tout compte fait le résultat est sans appel quant à l’inadéquation entre l’offre et la demande d’emplois.

C’est donc face à ce qui est pratiquement une épée de Damoclès sur la tête des responsables de chacun de nos pays qu’il convient de trouver solution.

Le chômage est-il une fatalité en ce sens qu’il est consécutif à une conjoncture internationale particulièrement difficile pour nos pays en voie de développement notamment ceux de l’espace U.E.M.O.A. ?

Notre approche prospective se situe à contre courant de cette thèse pour dire que la question du chômage des diplômés est davantage structurelle que conjoncturelle.

I-2/ Diagnostic Systémique succinct de nos organes d’Enseignement

        Technique et de la Formation Professionnelle.

Si au plan quantitatif, nos pays ont, à la mesure des possibilités, engagé des programmes somme toute, appréciables, le nœud gordien de la question se situe au plan qualitatif, vu au sens des choix stratégiques opérés.

La vision de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle dans nos pays : le poids du passé colonial

Nos pays font état encore aujourd’hui des vestiges physiques de structures de formation héritées de la colonisation.

L’orientation de la formation : en certains points, elle continue en sens unique au point de ressembler à un quasi mimétisme.

A titre indicatif, pour un pays de vocation agricole comme la Côte d’Ivoire, on ne compte pour ce secteur d’activités que 2 Établissements publics et privés confondus sur …….. existants.

La qualité de la formation

Si en principe, l’effort a été fait en matière d’équipement pédagogiques, le registre formation des formateurs lui, n’a pas suivi en termes de recyclage du corps enseignant en particulier et du personnel d’encadrement en général. A titre indicatif, le corps des SERFE (Secrétariat Exécutif Relation Formation Emploi) créé en Côte d’Ivoire depuis 1970 n’a guère connu de recyclage, nonobstant les changements du contexte socioéconomique. Conséquence ; face à la réduction des postes de stages, aucune alternative ne s’offre à eux, à part celle des thèmes d’études. Comment obtenir le savoir faire quand le diplôme s’acquiert rien qu’au seul niveau de la soutenance d’un thème théorique.

Sur le registre du profil de carrière ; à part les mesures de politique générale portant incidence salariale, rares sont nos pays où se pratique un système formalisé de motivation du personnel. Le Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle en Côte d’Ivoire n’a à ce jour aucun système formalisé de nomination de chefs d’établissements, d’inspecteurs et autres postes de directions. Cette absence de bonne gouvernance en matière de gestion du personnel influe évidemment sur la motivation générale avec pour conséquences entre autres, la récurrence des manifestations de violence (grèves, perturbations des cours) corolaire de l’échec scolaire.

Ce rapide survol des points d’achoppement quasi identiques des organes de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle de nos pays incline à proposer un axe novateur, en phase à la fois avec nos réalités et celle d’un monde en mutation technologique majeure.

 

         II.      IDENTIFICATION D’UN AXE NOVATEUR EN MATIERE D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET DE FORMATION PROFESSIONNELLE

 

Notre approche part du constat d’un paradoxe vérifiable dans tous nos pays de l’espace U.E.M.O.A., à savoir : que l’emploi manque alors que le travail abonde.

L’équation du chômage réside donc dans la réorientation de la vision de la formation non plus sur la culture de l’emploi mais celle du travail.

A partir de cet instant précis, les perspectives de formation à l’entrepreneuriat engagées comme alternative dans nos pays, pourront se faire plus incidentes aux plans social, économique et culturel.

 

II-1/   L’engagement sur la voie de la culture du travail suppose la réalisation

       de trois ordres d’actions.

L’identification de formation en rapport avec les potentialités de marchés endogènes d’abord et exogènes ensuite.

La sensibilisation des populations à l’approche du développement solidaire et responsable gage de perspective d’autofinancement.

La mise en place d’un cadre de mobilisation à la qualité de la vie (épargne santé, logement et environnement) pour la jeune génération active issue de la culture du travail.

 

II-2/  Proposition de perspective de potentialités de marchés à traduire

       en actions de formation-travail

C’est au cœur des défis de développement que se posent de façon quasi identique à nos pays qu’il convient de trouver les potentialités de marchés endogènes et exogènes.

Ø Le défi de la nutrition

En s’ouvrant à l’optimisation des savoirs traditionnels en matière d’agriculture, de pêche et de gastronomie dans les cultures plurielles des populations de notre espace, nous pouvons créer des poches d’activités rentabilisées au double plan individuel et communautaire.

Ø Le défi du logement et du cadre de vie

Nos pays sont tous quasiment dotés de potentialités naturelles telles que l’argile et l’énergie solaire. A l’heure de la ruée quasi universelle vers l’habitat écologique ; la production de matériaux de construction à base d’argile cuite au four solaire peut générer une somme importante de poches d’activités face à un marché de demande de logement en perpétuelle explosion. A cela, il convient d’inclure la production à base d’argile cuite de tout un registre de produits d’infrastructures (pavés, buses, panneaux ect).

Ø  Le défi du marketing social

A l’heure du primat de l’image ; la communication audiovisuelle reste un des points faibles de nos pays de l’espace U.E.M.O.A.

En termes de devises, il est démontré qu’il en sort davantage qu’il n’entre pour l’acquisition de produits audio-visuels. Considérant que nos pays sont des mines de potentialités culturelles et touristiques, il est possible de constituer un vivier important d’activités susceptibles de constituer à la fois des sources de revenus internes et externes majeurs.

       III.      PERSPECTIVE D’ACTIONS HARMONISEE A L’ECHELLE DE L’U.E.M.O.A.

 

Il est heureux déjà que notre cadre institutionnel de rencontre existe au sein de l’U.E.M.O.A.

De nos rencontres sortent de grandes perspectives qui gagneraient à être soutenu par un organe permanent de suivi pour les traduire en objectifs opérationnels.

A cet effet, j’ai eu l’occasion d’être approché par les responsables d’une institution dénommée le Parlement des Ecoles Professionnelles et des Instituts Techniques d’Afrique (PEPITA).

Leur rapport d’activités abonde dans le sens de la recherche de cette matérialité des perspectives d’harmonisation de nos politiques d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle.

De telles structures existent de part le monde notamment dans l’Union Européenne, à l’instar du Parlement Lycéen Européen (P.L.E), basé en France qui reçoit des moyens d’actions notamment par le programme Léonardo.

Il serait opportun de redonner à cet organe la possibilité de fédérer les potentialités en termes, tant de personnes ressources du système, que de la cible de nos actions d’éducation et de formation.

 

CONCLUSION PROSPECTIVE

«L’Afrique de l’Ouest s’outille pour ne plus recevoir les prêts à développer».

Reprenant la belle formule de BAMBA N’GALADIO Lambert lors de sa dernière mission à Abidjan, je dirais que le temps est venu pour nous pays de l’espace C.E.D.E.A.O.de nous outiller pour ne plus recevoir les «prêt à former» en matière d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle.

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