logo portailOrganiser le dialogue
Se connecter

Jean-Pierre Séguret, Président, DDB FranceFaire progresser la dimension humaine

Le double impact de l'esprit critique des français : créativité et méfiance

Les Français sont dans l’être plutôt que dans le faire

Les français ont un sens critique aigu. Le courant existentialiste, né en France, est une route vers l’être, tournée vers l’affectif plutôt que vers l’action. Cette qualité est à la fois une force - qui se traduit par exemple dans la créativité en publicité, domaine d’excellence des français - mais aussi un revers, car si elle valorise et développe la réflexion et la créativité elle n'accorde en revanche que peu d'intérêt à la mise en œuvre des idées. Aussi, l'idée primant sur l'acte et le concept sur son opérationnalité, l’intérêt accordé à un projet se conjugue t-il souvent avec du mépris pour le plan d'action et de la méfiance pour les personnes qui le portent. A l’inverse de la culture américaine qui glorifie les premiers et où chacun bénéficie a priori d’un crédit de confiance, les français ont le syndrome Poulidor et accordent plutôt défiance aux acteurs innovants ou performants.

Le nouvel enjeu de l’entreprise : l’Intelligence sociale !

70% des dépenses d’une entreprise de services sont des salaires. L’enjeu principal de la performance de type d'organisation est donc d’attirer les talents. Pour cela, il faut un esprit d’équipe reposant sur l’éthique de l’entreprise qui doit permettre à chacun de répondre à des questions essentielles : Pourquoi je travaille ? A quoi je sers ? Si de nombreux dirigeants considèrent que le principal objet en matière de Ressources Humaines consiste à faire adhérer leurs équipes à leurs projets, la plupart n’accordent en réalité que bien peu de moyens à cet enjeu stratégique. Le fait que les projets de responsabilité sociale, de responsabilité sociétale ou de développement durable des entreprises ne relèvent en réalité le plus souvent que de postures déclaratives des dirigeants en est un bon indicateur. Aussi, la cause de perte de performances la plus fréquente pour une entreprise réside très souvent dans ses difficultés à entraîner ses collaborateurs. Voilà qui explique que 50% des Présidents des 500 plus grandes entreprises mondiales changent tous les deux ans … !

Bâtir de nouvelles solutions de marketing et communication

DDB a mis en place des outils économétriques démontrant l’efficacité des services qu’elle rend aux entreprises. Avec l’Odissée, nous souhaiterions réfléchir à la déclinaison de cette expérience sur les enjeux sociaux et sociétaux afin de convaincre les dirigeants de déployer de nouvelles formes de communication interactive constructrices dans l'Entreprise comme dans la Société de respect mutuel, d’intelligence collective et de performance durable.

 

16/10/2013
Ce site utilise des cookies + OK