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Les Français et l'Aide Publique au Développement
Retraitement des baromètres AFD/IFOP 2008 et 2009

En réponse à la demande de la Direction des Relations Extérieures et de la Communication de l'Agence Française de Développement, l'Observatoire du Dialogue Social (ODIS) a procédé au retraitement des enquêtes AFD/IFOP 2008 et 2009 pour analyser le lien des Français à l'aide publique au développement.

L’objet de ce retraitement est de passer de la mesure de la satisfaction à l’analyse du lien des Français à l’aide publique au développement. Il vise une triple finalité :

 

1.      Identifier les attentes et les perceptions des Français en matière d’aide publique au développement (APD)

 

2.      Analyser les différents ressorts de motivation et les valeurs qui sous-tendent l’adhésion des Français à l’APD

 

3.      Adapter les démarches et outils de communication de l’AFD de façon à faire évoluer les perceptions, sensibiliser à la solidarité internationale et développer la connaissance et l’adhésion à l’APD française

Au regard des éléments présentés dans ce rapport, l’AFD est confrontée à une exigence élevée de la part des citoyens dans la qualité de la communication et de la concertation .

En externe, on constate, selon le retraitement de 2009, que les Français sont pour un tiers (34%) réfractaires ou indifférents à l’aide publique au développement de la France. Le reste du corps social est fragmenté entre ceux qui sont satisfaits, ceux qui sont contrariés et ceux qui sont frustrés par leur perception de la politique française actuelle d’aide publique au développement. Si pour ces dernières catégories des actions de communication « classiques » peuvent être envisagées pour conforter ou faire évoluer leurs positions, il est nécessaire pour les 34% d’indifférents et de réfractaires et pour les 13% qui jugent l’action de la France inefficace (soit 40% en retrait au total, certaines personnes appartenant aux 2 catégories) de définir des actions plus orientées vers l’interaction que vers l’information descendante.

En interne au sein de l’AFD, les tentatives de communication et de transparence semblent être perçues avec scepticisme par les collaborateurs tandis que domine une bi-culture (ingénieurs et banquiers) parmi les managers, et que ceux-ci entretiennent parfois des relations de « noblesse » vis-à-vis des citoyens (« Nous n’avons pas à leur expliquer ce que nous faisons… »).

Il est ainsi nécessaire pour l’AFD de donner un nouveau souffle à ces relations, aussi bien en interne qu’en externe, afin de construire l’information et l’adhésion durable du plus grand nombre à ces actions.

 

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